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La Réserve Genève
parenthèse
refuge hôtelier en coupure de vie urbaine…

Chantre de l’art no limit, l’éclairé Jacques Garcia, dénué de tout complexe visionnaire, a rêvé à La Réserve, de faire entrer la ville dans l’hôtel. Pourquoi pas, détail suprême, à bord du 'motoscaffo' vénitien qui effectue les navettes entre cité et berges préservées, à fleur de Léman ? Démocratiser 'par le haut', offrir aux nouveaux riches comme aux nantis de l’opulence, ces permissions enchanteresses d’excellence. Ici, un exotisme sud-africain célèbre sur 4 hectares clôturés de murs végétaux l’individualisme de l’homo citadinus, façon Lodge rougeoyant, zébré d’éclats turquoise. Silhouettes de cygnes, de girafes ou de papillons et massifs environnants suggèrent d’entrée la mise en scène dépaysante. Le décor, étoffé d’écarlate, incline aux abandons lénifiants, aux affalements dans des clubs vermeils, aux plongées studieuses dans les ouvrages de la bibliothèque. Les vues offertes par jeux de transparence, sur l’espace lacustre environnant cerclé de jardins, soulignent la subtropicale inspiration. Les boiseries aux nervures de staff blanc et or, écrites en semblant de lettres latines, racontent infiniment les évasions du grand Sud. Magies de havanes, saveurs tanniques et parquets huilés opèrent en ce site excentré. L’hôte qui s’y vautre se sentira invité au détour d’une lounge multiculturelle, tendance, noble aspiration d’un brassage vivant et non plus l’intrus de service, observé, jaugé.Le style colonial s’immisce subtilement dans les 85 chambres et 17 suites qui somnolent au fil d’interminables couloirs aux pelages girafes, léopards ou zèbres. Dépouillées, elles se déclinent sur des velours violines, pistache et anis sans heurt avec le mobilier racé en cuir et bois précieux. Leurs terrasses ou balcons privés prolongent l’effet d’évasion tandis que l’opulence des salles de bain affiche leur granit ébène, “mosaïqué” rouge, vert ou gris... [+ d'infos]